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Réponses chrétiennes

Peut-on vraiment se marier « pour toujours » ?
Réponse de BenoÎt XVI (2 juin 2012). Depuis le dix-neuvième siècle, [on insiste sur] l’émancipation de l’individu, la liberté de la personne, et le mariage n’est plus basé sur la volonté des autres, mais sur le choix personnel ; le fait d’être amoureux précède, puis ce sont les fiançailles et ensuite le mariage. Dans ce temps-là tous étaient convaincus que c’était l’unique modèle juste et que l’amour en soi garantissait le « toujours », parce que l’amour est absolu, il veut tout et donc aussi la totalité du temps : il est « pour toujours ». Malheureusement, la réalité n’était pas ainsi : on voit qu’être amoureux c’est beau, mais que ce n’est pas toujours perpétuel, comme est le sentiment : il ne demeure pas pour toujours. Donc, on voit que le passage du fait d’être amoureux aux fiançailles et ensuite au mariage exige diverses décisions, expériences intérieures. Comme je l’ai dit, ce sentiment de l’amour est beau, mais il doit être purifié, il doit prendre un chemin de discernement, c’est-à-dire que la raison et la volonté doivent aussi intervenir ; raison, sentiment et volonté doivent s’unir. Dans le Rite du Mariage, l'Église ne dit pas « Es-tu amoureux ? » mais « Veux-tu », « Es-tu décidé ». C’est-à-dire : le fait d’être amoureux doit devenir un véritable amour impliquant la volonté et la raison sur un chemin, qui est celui des fiançailles, de purification, de plus grande profondeur, si bien que réellement tout l’homme, avec toutes ses capacités, avec le discernement de la raison, la force de la volonté, dit : « Oui, celle-ci est ma vie ». Je pense souvent aux noces de Cana. Le premier vin est très beau : c’est le fait d’être amoureux. Mais il ne dure pas jusqu’à la fin : un second vin doit venir, c’est-à-dire doit fermenter et grandir, mûrir. Un amour définitif qui devienne réellement « second vin » est plus beau, meilleur que le premier vin. Et ceci nous devons le chercher. Et ici il est important que le moi ne soit pas isolé, le moi et le toi, mais que soient aussi impliqués la communauté de la paroisse, l’Église, les amis. Ceci, toute la juste personnalisation, la communion de vie avec les autres, avec les familles qui s’appuient l’une sur l’autre, est très important et seulement ainsi, dans cette implication de la communauté, des amis, de l’Église, de la foi, de Dieu lui-même, grandit un vin qui est pour toujours. Avec tous mes vœux !


Quelle est l'attitude de Dieu à l'égard du mal que nous pouvons faire ? Et quelle doit être ensuite notre attitude ?
Réponse du Pape François (17 mars 2013). Il n’est pas facile de se confier à la miséricorde de Dieu, parce qu’elle est un abÎme incompréhensible. Mais nous devons le faire ! « Oh, père, si vous connaissiez ma vie, vous ne me parleriez pas ainsi ! ». « Pourquoi ?, qu’est-ce que tu as fait ? » ; « Oh, j’en ai fait de grosses ! ». « Mieux ! Va chez Jésus : il aime que tu lui racontes ces choses ! » Lui, il oublie ! Il a, lui, une capacité d’oublier spéciale. Il oublie, il t’embrasse, te prend dans ses bras et te dit seulement : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus » (Jn 8, 11) ; Il te donne seulement ce conseil. Un mois après, nous sommes dans les mêmes conditions… Retournons vers le Seigneur. Le Seigneur ne se fatigue jamais de pardonner : jamais ! C’est nous qui nous fatiguons de lui demander pardon. Et demandons la grâce de ne pas nous fatiguer de demander pardon, parce que lui ne se fatigue jamais de pardonner. Demandons cette grâce !


Peut-on désirer la joie alors que d'autres souffrent ?
Réponse de BenoÎt XVI (3 août 2012). Est-t-il permis d’être si heureux alors que le monde est rempli de souffrance, qu’il existe tant d’obscurité et de mal? Est-il permis d’être si insouciants et joyeux? La réponse ne peut être que «oui»! Car en disant «non» à la joie, nous ne rendons service à personne, nous ne faisons que rendre le monde plus obscur. Et celui qui ne s’aime pas ne peut rien donner au prochain, il ne peut pas l’aider, il ne peut pas être messager de paix. Nous le savons à partir de la foi et nous le voyons chaque jour: le monde est beau et Dieu est beau. Et, parce qu’Il s’est fait homme et qu’il est venu habiter parmi nous, qu’il souffre et vit avec nous, nous le savons définitivement et concrètement: oui, Dieu est bon et il est bon d’être une personne. Nous vivons de cette joie, et en partant de cette joie, nous cherchons également à apporter la joie aux autres, à repousser le mal et à être serviteurs de la paix et de la réconciliation.


A quoi "sert" la foi ?
Réponse du Pape François (25 juillet 2013). Voyez chers amis, la foi accomplit dans notre vie une révolution que nous pourrions appeler copernicienne, elle nous enlève du centre et met Dieu au centre. La foi nous immerge dans son amour qui nous donne sécurité, force, espérance. En apparence rien ne semble changer, mais au plus profond de nous-mêmes tout change. Quand Dieu y est présent, dans notre cœur demeurent la paix, la douceur, la tendresse, le courage, la sérénité et la joie, qui sont les fruits du Saint-Esprit (cf. Ga 5, 22), alors notre existence se transforme, notre façon de penser et d’agir se renouvelle, elle devient la façon de penser et d’agir de Jésus, de Dieu. Chers amis, la foi est révolutionnaire et moi je demande à chacun de vous aujourd’hui : es-tu prêt, es-tu prête à entrer dans cette onde révolutionnaire de la foi ? C’est en y entrant seulement que ta vie de jeune aura un sens et sera ainsi féconde !